MARCHE CLIMAT / CLIMATE MARCH

MARCHE CLIMAT : Des étudiants engagés pendant leurs élections.

 

“Nous, on ira jusqu'à la fin pour avoir un futur”.

 

Vendredi 23 septembre, Ottawa et Gatineau se sont réunis lors d'une manifestation interprovinciale contre l’inaction climatique. Partis depuis la Maison du Citoyen - pour la coalition Climat GO - ou depuis le parc de la Confédération - pour Fridays for Future Ottawa - ils sont arrivés ensemble vers 15 heures sur la colline du Parlement.

 

Cette grève a eu lieu dans la continuité du mouvement international des jeunes Fridays for Future lancé par Greta Thunberg en 2019. La volonté des organisateurs était de “faire repartir la machine” et ainsi de “faire savoir à nos gouvernements que l’on est toujours là, que la pandémie ne nous a pas arrêté”, a déclaré la porte parole de Climat Go. Plus de 2 000 personnes, selon les organisateurs (contre 600 selon les forces de l’ordre), se sont déplacées pour manifester.

 

Cette mobilisation est la première d’un nouveau volet, un “dernier avertissement” avant que les activistes ne deviennent plus “dérangeants”, a affirmé la porte-parole de Climat GO. Les organisateurs appelaient à la sortie des énergies fossiles d’ici 2030 et au déclenchement d’une juste transition permise par “une taxation des richesses pour les réinvestir massivement dans un filet social afin d’éviter l’augmentation des inégalités sociales”.

 

De nombreux étudiants de plusieurs établissements des deux villes étaient présents. Ne pouvant pas encore voter, ils invitent alors tout le monde à le faire pour eux. Ils souhaitent que dans les urnes, nous gardions en tête que “nous nous tenons ensemble, c’est tous notre planète”. Ce groupe d’étudiantes (voir la photo ci-dessous) s’est même directement adressé aux “politiciens” : “Justin Trudeau peut prendre une journée pour la Reine, mais pour le changement climatique ? Il faut que l’on crie, sorte de cours, se rassemble et encore pas de changement….Au lieu de le dire, il faut le faire ! Nous, on ira jusqu’à la fin pour avoir un futur”.


 


PHOTO 1 - Flaminia, Sofia, Leonie, Jimena, Sabrina and Meghan, toutes dans des écoles secondaires de la capitale. (Crédit : Candice Fleurance)

 

Du côté de Gatineau, Adrian, Haley, Julianne, Anouk, Anne-Sophie et Marcus, étudiants à l’École secondaire de l'Île, sont venus porter un message similaire, mais pour les élections provinciales du Québec. Pour eux, il est grand temps que “le gouvernement réalise que le climat c’est important, que c’est la priorité de beaucoup de gens”.

 

PHOTO 2 - Adrian, Haley, Julianne, Anouk, Anne-Sophie et Marcus, étudiants à l’École secondaire de l’Île, avec leur pancarte, “VOTEZ pour faire ralentir le changement climatique”. (Crédit : Candice Fleurance)

 

Ils semblaient mitigés quant à l’avenir de leur province : “le Québec ne va pas changer, car la Coalition Avenir Québec risque d’être réélue et elle refuse d'assister aux réunions portant sur l’environnement”. Ils espèrent néanmoins que Québec Solidaire pourra faire opposition et qu’ainsi les lois devront faire l’objet de plus de débats. 

 

Selon eux, ils font partie d’une génération qui “embarque le changement”. “Les adultes pensent plus à leurs finances alors que les jeunes pensent à leur futur”. Adrian a ajouté, “L’école nous transforme en travailleur pas en activiste, c’est le vieux système. C’est donc à nous de changer cela”.

 

- Candice Fleurance

 


CLIMATE MARCH: Highschoolers engaged during their elections. 

 

“We'll do whatever it takes to have a future.”

 

On Friday, September 23, Ottawa and Gatineau came together in an interprovincial protest against climate inaction. Starting at La Maison du Citoyen for the Climate GO coalition or Confederation Park for Fridays for Future Ottawa, they arrived together around 3pm on Parliament Hill.

 

This strike was part of the international youth movement Fridays for Future launched by Greta Thunberg in 2019. Organizers’ goal was to “get the ball rolling again” and thus to “let our governments know that we are still here, that the pandemic has not stopped us” declared the spokeswoman of Climate GO. More than 2,000 people, according to the organizers (600, according to the police), attended the demonstration.

 

This mobilization is the first of a long series, a “last warning” before the activists become more “disturbing,” said the spokeswoman of Climate GO. The organizers called for the exit of fossil fuels by 2030 and the triggering of a fair transition allowed by “a taxation of wealth to reinvest them massively in a social net to avoid the increase of inequalities.”

 

Many high school students from several schools in both cities were present. Not being able to vote yet, they invited everyone to do it for them. They hope that at the ballot box, voters keep in mind that “we stand together: it's everyone’s planet.” One group of high school girls even addressed the politicians directly: “Justin Trudeau can take a day for the Queen but for climate change? We need to scream, get out of class, rally and still no change... Instead of saying it, we need to do it! We will go all the way to the end to have a future.”

 

PHOTO 1 - Flaminia, Sofia, Leonie, Jimena, Sabrina and Meghan, students in high schools across the capital. (Credit: Candice Fleurance)

 

In Gatineau, Adrian, Haley, Julianne, Anouk, Anne-Sophie and Marcus, high school students at École secondaire de l'Île, came to bring a similar message, but for the Quebec provincial elections. For them, it is high time that “the government realizes that the climate is important, that it is the priority of many people.”

 

PHOTO 2 - Adrian, Haley, Julianne, Anouk, Anne-Sophie and Marcus, students at École secondaire de l'Île, holding a sign, “VOTE to slow climate change.” (Credit: Candice Fleurance)

 

The students seemed to have mixed feelings about the future of their province: “Quebec is not going to change, because the Coalition Avenir Québec is likely to be re-elected and they refuse to attend meetings on the environment.” However, they hope that Québec Solidaire will be able to oppose Coalition Avenir Québec so that the laws will have to be debated more. 

 

According to them, they are part of a generation that “embraces change.” “Adults are thinking more about their finances, while young people are thinking about their future.” Adrian added, “School turns us into workers, not activists; that’s the old system. So it’s up to us to change that.” 

 

- Candice Fleurance

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